le grand écart

Lucie Albon (illustration)
Thomas Scotto (texte)
Format 19.4 × 28.6 cm
Sortie le 03 septembre 2015
32 pages
ISBN 979-1-09490-800-6
À partir de 6 ans

12,90

Thomas Scotto fait danser les mots en prêtant sa voix à Anya, petite fille désorientée par son arrivée dans un nouveau pays dont elle ne connaît ni la langue ni les paysages. Et cet imaginaire enfantin, où les appartements deviennent un puzzle et les escaliers un tourbillon, valse avec les illustrations de Lucie Albon, toutes en douceur et inventivité.

L’intégration dans un autre pays peut-être une expérience complexe. Heureusement, Tom et Anya vont se rendre compte, chacun à leur manière, qu’il ne sont pas seuls à avoir du mal à faire le grand écart.

teaser - le grand écart

µ Ils ont aimé

une faim de loup à lunettes

Grand écart », un titre qui aura double sens dans cette histoire.
La danse et la distance entre deux mondes.
Qu’est-ce que l’auteur Thomas Scotto avait envie de nous raconter?

Je dirai sans me tromper que l’on parle d’intégration.
Le processus compliqué est vu au niveau d’Anya l’adolescente et l’auteur joue sur les mots pour que l’on comprenne que de ne pas comprendre une langue est comme se trouver pris dans une bulle.

Leur déménagement effectuée pour des raisons professionnelles, la petite famille d’Anya s’adapte aux exigences de la situation, seule Anya connait les difficultés de se frotter à un culture totalement inconnue et étrangère.
Elle ne sait pas comment juger les intentions des autres ados, elle se sent gauche, l’interprétation est compliquée alors elle ne lâche plus la main de son père qui va et qui vient, très pressé de prendre ses marques.

Thomas Scotto joue de la belle évocation de la langue, il l’aime cette langue française et il la truffe d’irrégularités un peu maladroites, une façon habile de retranscrire les difficultés d’Anya.
Comme pour un jeune apprenant, les phrases d’Anya se construisent parfois avec des images, qui remplaceront le vocabulaire qui lui permettrait d’être plus claire.
Mais cela, ce n’est qu’un niveau d’incompréhension offert par l’auteur pour nous les lecteurs, pour nous raconter ses impressions, sur la nouvelle ville, sur les autres qui s’agitent et avec qui elle ne peut interagir.
Parce qu’avec les autres, en effet, elle ne connait aucun mot.

Lorsqu’elle croisera un jeune homme qui danse seul dans les rues et les parcs, sans arriver au niveau d’exigence qu’il s’est fixé, elle a trouvé d’instinct l’idée qu’elle pouvait l’aider, sans besoin de la langue.
On espère bien entendu une amitié à la fin, lorsque le livre se ferme.
Il serait intéressant de connaître l’inspiration de départ de l’auteur pour cette histoire, il n’y a en général jamais de hasard.

Les illustrations de Lucie Albon sont intéressantes, jouant de collages et de tons ocres et marron rappelant le papier kraft.
Il y a du métissage induis chez Anya, sa maman a clairement des traits asiatiques, ce qui n’est pas le cas de son père.
On aperçoit des idéogrammes asiatiques à différents endroits des images sans pour autant savoir où nous nous trouvons.
Ma propre difficulté à déchiffrer les écritures me replace dans la position d’Anya et m’inspire, moi adulte, le roman « Stupeur et Tremblement » d’Amélie Nothomb, l’immersion totale d’une européenne dans une société asiatique.
Petit loup bien humble que je suis, bien qu’aimant les voyages, je m’y sentirais un poil de loup un peu perdu.

Notre Anya s’est trouvée un moyen très agréable de supporter l’écart de culture, de s’en imprégner avec patience et ceci en fait bien entendu une belle histoire.
Le niveau de lecture et le propos de cet album en fait un titre à préférer parmi les romans illustrés.

A découvrir.

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Li&je

Anya raconte le déracinement : ses parents ont trouvé du travail dans un pays qui n’est pas le leur, ils sont logés très petitement, elle ne connaît personne, n’arrive pas à se faire des amis, ne parle pas la langue, jusqu’au jour où elle rencontre un garçon qui danse…
La rencontre des deux solitudes est belle, et bien préparée par l’expression du dépaysement d’Anya : perdue entre étonnement et inquiétude, devant la ville immense, les mots « en confiture » qu’elle ne saisit pas, les rires dont elle ne sait s’ils sont de moquerie ou de joie…
Pas de misérabilisme, juste quelques notes sur le sort de exilés ordinaires, avec un graphisme épuré qui joue avec les bruns-kraft, les formes simples mais fait la part belle à quelques échappées de couleurs.

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madmoizelle.com

Le grand écart de Thomas Scotto et Lucie Albon, c’est l’histoire d’Anya, qui doit abandonner son pays d’origine pour aller vivre dans un ailleurs dont elle ne connaît pas la langue.

Elle fait la connaissance d’un garçon, un peu plus grand qu’elle ; un garçon qui respire la liberté, qui danse, et qui s’échine à réussir à faire… le grand écart.

Avec beaucoup de douceur, on parcourt la ville inconnue avec Anya, on se heurte à ses incompréhensions et ses angoisses. L’album aborde ainsi tout en subtilité  la question de la confrontation et l’incompréhension des langues, le fait de parvenir à s’intégrer et de repartir de zéro. 

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Librairie L’Emile

Anya vient d’arriver dans un nouveau pays, dans une nouvelle ville, dans un tout petit appartement. Elle ne parle pas la langue et son intégration est difficile. Thomas Scotto prête sa plume à Anya, et écrit une histoire sur l’immigration à hauteur d’enfant. Poésie, imaginaire et inventivité se mêlent, autant dans le texte que dans l’illustration de Lucie Albon. Le grand écart  est un album sensible, qui parlera d’un problème actuel aux enfants à partir de 5 ans, avec une grande douceur.

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Les maternelles

Le grand écart est le coup de cœur de la journaliste Nathalie Le Breton pour l’émission les maternelles du 10/12/2015. Vous pouvez regarder sa chronique complète dans la vidéo ci-dessous.

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Croq’livre

« Je suis Anya
Et ici, tout autour,
ce n’est pas ma ville normale »

Dans un langage enfantin d’une belle justesse, Thomas Scotto narre la délicate expérience de l’intégration en pays étranger. Anya, la petite héroïne venue de loin, habite désormais un logement aussi petit qu’un puzzle à deux pièces et se rend chaque matin à l’école « sur la pointe des pieds », tellement il lui est difficile de comprendre la langue de ses nouveaux camarades qui rient sans qu’elle sache pourquoi. Lorsqu’elle suit son papa, la ville est une forêt de jambes entre des murs trop serrés pour respirer. Il n’y a que dans le parc au pied de l’immeuble qu’Anya met sur pause ses plus lourdes pensées. Et c’est justement à cet endroit qu’un jour, elle rencontre Tom… le premier pas vers une grand écart réussi ? Les illustrations de Lucie Albon, issues de ses recherches en résidence à la villa Kujoyama en 2009, traduisent subtilement, entre collages et peinture, l’environnement nouveau et incompréhensible. Une belle découverte de la toute nouvelle maison d’édition jeunesse Le diplodocus, à suivre absolument ! Ewa Bochenski

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Bob et Jean-Michel

Thomas Scotto raconte dans cette histoire la difficulté du déménagement dans un pays différent, dans lequel on ne parle pas la langue, dans lequel on a du mal à s’intégrer. Les mots qu’il fait dire à Anya, cette petite fille perdue dans un monde qu’elle ne connaît pas, sont magnifiques ! Et son imaginaire est en parfaite adéquation avec les illustrations de Lucie Albon, même si j’ai justement moins accroché sur le style de l’illustratrice. Un album lui aussi empreint d’une jolie poésie, qui aborde avec finesse le thème du déménagement.

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La soupe de l’espace

Le Grand Écart, de Thomas Scotto et Lucie Albon, annonce un thème moins facile, soit le déménagement un peu précipité et l’intégration dans un autre pays. La douceur avec laquelle cela est abordée, par le point de vue de la petite fille, préfère l’espoir, l’émerveillement et les souvenirs au dramatique. Les illustrations en papiers découpés et encre sont accompagnées d’un texte ultra juste et très travaillé sur cette nouvelle ville, cette nouvelle vie à apprivoiser petit à petit.

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Librairie M’Lire

Le grand écart nous permet de retrouver avec bonheur les mots poétiques et émouvants de Thomas Scotto magnifiquement illustrés par Lucie Albon.

Simon Roguet

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